mardi 23 août 2011

Cougar Town – Saison 2 : La bande dans l’impasse


Au départ il s’agissait d’une comédie sur des femmes de 40 ans qui chassaient des males de 20 ans pour leurs plaisirs personnels. Puis au fil de la première saison, cette comédie osé et peu rassembleuse a laissé place à une ambiance oublié, celle de Friends, de la bande d’amie avec qui ont passe un très bon moment le temps d’un épisode.

Au risque de lasser, Cougar Town est entre deux eaux : d’un coté un titre qui n’a plus rien à voir avec son histoire et de l’autre une saison 2 qui montre assez vite ses limites.

PARADIS SOCIAL

S’il est une chose agréable dans Cougar Town, c’est bien le fait qu’on ne se prend pas la tête. Sans complexe la comédie n’essaye pas d’imiter se qui c’est déjà fait, mais plutôt de créer avec une formule toute faite un univers où l’on s’amuse bien.
Pour cela il fallait des délires, ces petites marques qui font Cougar Town, comme le jeu de Bobby « Pièce dans le pot » et le personnage d’Ellie irritante à souhait mais tellement hilarante. Toutefois si chaque personnage a sa propre marque, certain sont tous simplement insupportable comme Laurie qui à chacune de ses apparitions remplis le quota « blague ado lourde ». On regrette également le manque d’apparition de Barbara, ce personnage occasionnel qui est finalement le seul à encore chasser les jeunots de 20 ans.

Le départ de Travis à la fac, pourquoi pas ;  Ellie qui a désormais un enfant, pas mal ; bref les bonnes idées sont là mais encore une fois ca reste faible, il manque à Cougar Town cette addiction qui nous donne irrémédiablement envie de revenir chaque semaine.

JAMAIS DEUX SANS TROIS

Deux saisons, cela aurait put être la durée de vie de Cougar Town car avec 6.52 Millions de moyenne pour la saison 2 et un finale qui peinait à atteindre les 5 millions, ABC aurait put mettre un terme à la comédie. Au lieu de cela, la chaîne a renouvelé la série mais pour une saison 3 raccourcie et entre temps Bill Lawrence, le créateur de la série, a annoncé que la série serait renommé (l’idée était déjà évoqué l’année dernière). « Friends with Beverage », voila le nouveau nom.

Dubitatif, nous le sommes, confiant non. Il manque pas mal de chose à Cougar Town et Courtney Cox n’a pas les épaules pour soutenir à elle seul la série, au final la galerie de personnage est bien plus intéressante. Les guest star telle que Jennifer Aniston ne change rien, toutefois Bill Lawrence a mis un point d’honneur à faire des clin d’œil à son ancienne comédie Scrubs en faisant venir des acteurs tel que Ken Jenkins (Le docteur Bob Kelso) en père de Jules et Sam Lloyd (l’avocat Ted Buckland) en chanteur retraité du nom de Ted Buckland ! Oui le même personnage de Scrubs.

Des petits clins d’œil certes, mais là encore l’humour se trouve justement dans les situations de nos personnages et si certaine situation reste hilarante, le tout n’offre pas une comédie à la mesure de Bill Lawrence. On à dû mal à imaginer qu’âpres l’inoubliable Spin City (1996-2002 sur ABC) et Scrubs (2001-2010 sur NBC puis ABC), le génial créateur n’arrive pas produire une comédie aussi attachante, délirante et réussit que le fut ces deux dernières productions.

Certes tout n’est pas raté mais rien n’est pleinement réussit, les personnages ne nous laissent pas indifférent mais cette seconde saison a le chic de trainer en longueur et cela se fait ressentir. Au final Cougar Town va changer de nom pour être plus familiale, mais il faudra également redonner un nouveau souffle à la série sous peine de s’arrêter l’année prochaine … pas cool. 


samedi 13 août 2011

Californication – Saison 4 : Adaptation de l’avant


Nous avions laissé Hank dans le désarroi. En quelques minutes, la police vient l’arrêter pour abus sexuel sur mineur (référence à la sauterie avec Mia du pilot), le bonheur si bien engagé s’effondre, Karen est au courant, finit le temps de l’ignorance, Hank doit désormais affronter ses démons devant la justice des hommes.

Showtime remet donc le couvert avec une quatrième saison sous le signe du jugement et de la reprise. Californication a cette facilité déconcertante de rester agréable et incroyablement passionnante tout au long de sa longévité.

HOLLYWOOD STORY

Deux arcs important se détachent dans cette quatrième saison. Le premier est sans conteste la relation sexuelle avec une mineure (Mia) qui tourne en poursuite judiciaire à notre plus grand plaisir puisque l’avocate qui le défend est interprétée par Carla Gugino (Entourage, Threshold …). Le tout se passe bien et permet de raccorder cette quatrième saison avec la première en réussissant à nous éclaircir sur les origines de Hank dans un épisode judiciaire où Karen, Charlie et même Bill témoigne sur fond de flashback.

L’autre arc est celui de l’adaptation de son livre « fornication musclé » en film avec la bienveillance de Charlie. La présence apprécié de Rob Lowe en Hank Moody (dans le film) ou encore de Addison Timlin en Mia, fait monter la température tout en ajoutant un coté plus « qualitatif ». De même Stephen Toblowsky en producteur gentillet et nouvel amant de Marcy est à mourir de rire.

Ces deux files rouge nous font comprendre deux choses : que Hank est sur la sellette, le jugement arrive, désormais il est (enfin) temps pour lui de se prendre en main, mais également que sa vie n’est pas celle d’un homme voué à la débauche mais plutôt d’une âme égaré qui essaye tant bien que mal d’être lui-même, de vivre sa vie dans un monde qui n’obéit plus à son désir inspiré du passé.

PASSÉ IDEALISTE

La dernière vitrine de cette saison est encore celle des personnages. Si Marcy et Charlie s’éclate chacun de leur coté et sont dans le « je t’aime moi non plus » constant, Hank lui voit une tout autre réalité, celle de sa fille qui s’engage dans un groupe (avec Zoë Kravitz, fille de Lenny s’il vous plait) et prend des ailes en renvoyant de plein fouet les actes de son père dans sa figure, Karen trouve en Benjamin, son nouvelle amant « black », le réconfort et l’envie d’aller de l’avant.

A partir de là, en parallèle de son jugement, Hank vit un véritable chemin de croix en tombant sur des femmes qu’il a eu l’honneur de pratiquer tel que Trixi (la prostitué, saison 2) ou la femme du réalisateur de son 1er film (saison 1).
Attachante ces retrouvailles ne nous éloigne cependant pas du sujet ; la vie de Hank dans la cité du péché, loin de ce coté « dépressif cool » et bien plus proche du paumé, sur une pente glissante.

Au final cette saison 4 de Californication nous épate, on y retrouve des références aux saisons passé, enfin des réponses également et boucle des intrigues qui trainaient en longueur (3 saison quand même en ce qui concerne Mia …). Bien au dessus du niveau des saisons 2 et 3 qui était déjà très bonne, cette saison 4 nous conforte, nous rassure et enchante, décidément Tom Kapinos et son équipe n’ont pas finit de nous rendre accros à Hank, tel un drogué à sa cocaïne … c’est jouissif.  


mardi 2 août 2011

Love Bites : Petite douceur de l’été


Une série sous forme de comédie romantique anthologique, soutenu par un casting convainquant, crée par Cindy Chupak (Sex & The City) et diffusé sur NBC donne Love Bites. Une série qui personnifie l’agréable.

Love Bites suit le concept de la série anthologique en proposant à chaque épisode trois histoires distinctes dressant un portrait des relations amoureuses au XXIeme siècle. Avec au casting Becky Newton, Greg Grunberg et Constance Zimmer (venu remplacer Pamela Aldon au pied levé), Love Bites est une surprise que nous n’attendions pas.

LA REGLE DE TROIS

Love Bites commence par un épisode pilote assez prometteur, en effet les trois histoires sont originales, drôles et même interressantes. Fraiche, l’écriture se veut légere également, il est ici question de traiter de l’amour en douceur de façon veloutée, bien loin d’autre production sur le sujet comme Sex & the City ou encore Tell Me You Love Me.

Point de perversion ici, mais des questions et situations familiéres à tous, traitant de différents embarras, autres coïncidences et découvertes. Love Bites s’épaissit et ose même le mariage gay dés le second épisode. Forte de valeur démocrate (on parle bien de politique), Love Bites se veut libérée et annonciatrice de mutation à venir.

Trois histoires par épisodes donc avec pour répartition : une avec Annie (Becky Newton), une autre avec Judd et Coleen (Greg Grunberg et Constance Zimmer) et enfin une derniere composée de guest star tout aussi appreciée telle que Ken Jeong (Community) ou Lindsay Price (Eastwick, Lipstick Jungle). Dans le fond la série ne se limite pas à l’amour elle essaye aussi d’explorer l’amitié … Bref Love Bites est une fresque de nos vies sentimentales allant même à chercher une histoire avec un astronaute qui se fait tromper par sa femme en direct par satellite. Intelligente, la construction en puzzle de certains épisodes avec des liens entre les histoires met en lumiere (à la manière du chef d’œuvre de Paul Haggis, Crash) des réalités paralléles. C’est assez particulier mais ça passe tout seul, un talent que Love Bites peut se targuer d’avoir … réussir là où d’autres seraient ridicules.

REUSSITE ALEATOIRE

Agreable, douce, drôle et finalement surprenante, pouquoi NBC a attendu l’été pour diffuser cette gourmandise sucré ? Maudite, voila le mot ! Le ver était dans le fruit bien avant une quelconque diffusion. Commander en Mai 2010 par la chaîne, les plus réfractaires furent conquis au bout de 2 minutes de trailer trés convainquant. Mais les choses se sont gatées ! Jordana Spiro qui devait être au coté de Becky Newton lâche la série à cause d’un contrat sur une autre serie (My Boys). Puis Becky Newton elle-même tombe enceinte forcant la production à re-tourner le pilot une seconde fois. Puis Pamela Aldon lâche également la série dés le second épisode, Constance Zimmer arrive et la remplace.
Initialement prévu pour un lancement remarqué à l’automne 2010, NBC déprogramme durant l’été la série avant même sa diffusion ! Attendu pour la mi-saison, tout le monde croyait le projet tombé à l’eau quand NBC annonce une réduction de sa commande passant de 13 épisodes à 9 seulement ! Une annonce tardive fait surface et annonce le lancement de la série le Jeudi 2 Juin 2011 à 22h00, une programmation suicide qui fera de l’œil à seulement 2,64 milions de curieux.
Diffusée durant l’été, la série ne verra finalement que 8 épisodes sur 9 diffusés et une moyenne lamentable qui flirte avec la barre des 2 millions d’américains.

Un destin fatal qui ne laissait aucune chance finalement à cette série, d’autant plus que le probléme était finalement conceptuel. Trois histoires par épisodes, c’était un bon chiffre mais tenir 10 épisodes suppose 30 histoires courtes et captivantes, un rythme intenable ! En 8 épisodes la série comporte ainsi une histoire sur trois qui ne valait pas le coup. Entre le premier baiser d’un lycéen puceau ou les conseils d’un expert en séduction qui prône le « Eyesgasme » (l’orgasme visuel) … Love Bites montre ses limites assez vite d’autant plus que l’envie de zapper est forte mais le remord de rater l’histoire suivante qui aurait pu valoir le coup est encore plus pesant.

Au final Love Bites reste cette bonne surprise promise, une comedie romantique acidulée, douce et fraiche, un bon produit de l’été qui se digére sous le soleil, sur un transat avant d’entamer sa sieste … une série maudite sans aucun avenir et qui laisse un arriére gout sucré avant le retour de la grisaille, vraiment pas de chance.