dimanche 24 juillet 2011

Parks and Recreation – Saison 3 : Déclaration d’indépendance


Nous avions laissé le service des parcs et loisirs sur la sellette ; Ben et Chris après analyse de la situation financière ont dû fermer la mairie pendant 6 mois faute de budget. Mais ne soyez pas triste, Parks and Recreation est de retour pour une troisième saison et le premier épisode à le mérite de résumer les choses et propose une séquence culte où Leslie Knope va retrouver tout le personnel de son service et leur dis « we’re back ! ».

Tout repart donc à la mairie de Pawnee et dans le service. D’ailleurs Chris et Ben, interprété respectivement par le génial Rob Lowe et l’amusant Adam Scott (qui avait fait ses armes dans Party Down), deviennent des personnages récurent offrant à cette troisième saison une mécanique efficace.

PRODIGIEUSE ASCENSION

C’est dans ses personnages que Parks and Recreation puise sa force. Dans cette troisième saison, la série nous offre une mécanique extraordinaire. Ron devient une sorte de père pour Andy, d’ailleurs ce dernier se mari avec April qui trouve sa place. Ann sort avec Chris mais cela ne dure pas et elle travail désormais à la mairie pour le département de la santé. Ben et Leslie vivent une histoire caché à cause des relations au bureau qui sont prohibés. Enfin Tom essaye à tout prix de se sortir des griffes de l’administration avec des moyens toujours plus farfelus.
Les traits s’affirment et chaque personnage s’intègre à merveille dans la série, et c’est une qualité indéniable de Parks and Recreation.

Mais c’est dans l’action collective que la série offre ses meilleurs moments. Leslie pour sortir la mairie de la crise va réorganiser la fête des récoltes, cette dernière se révèle d’ailleurs être un pari, car si la fête ne fonctionne pas le service de Leslie se verra fermé … ainsi sous ses traits de pari, ce projet tourne à l’arc scénaristique captivant.
Avec cela, la série met en avant des petits événements fondant l’identité de la série tel que les soirées en boite organiser par Tom au « Snackhole » ou encore les personnages secondaire qui font tourner la série tel que John Ralfio …

La saison 3 marque donc en seulement 16 épisodes, un vrai point de rupture avec la saison 2, beaucoup plus dynamique, intéressante et écrite, la pause de Parks and Recreation fut bénéfique pour trouver de nouveaux axes, tout en se rendant bien compte du chemin parcouru.


MAGISTRATURE SUPRÊME

Avec des audiences en hausse (4,80 millions de moyenne contre 4,60 millions pour la saison 2), la saison 3 de Parks and Recreation réussit un petit exploit, d’ailleurs NBC à commander une saison 4 sans hésitation face aux bons résultats.

Le season finale de 1 heure proposer par la chaine avait plutôt bien fonctionné mais surtout relançait l’intérêt de tous pour la série, bien que celui-ci ne se soit pas envolé. En effet la mort du petit cheval « Little Sebastian » a bouleversé la vie de Pawnee et l’équipe de Leslie c’est efforcé de réaliser une cérémonie. Suite à cela tout le monde a l’air d’avoir pris son destin en main … Leslie se voit proposer la candidature pour devenir maire, Tom de son coté à peut être une chance de sortir du carcan de l’état et monte sa boite avec John Ralfio et cela va bien évidement rejaillir sur tout les personnages assurant d’ors et déjà une quatrième saison remplit de changement et qui promet de marquer les esprits.

Au final cette saison 3 de Parks and Recreation ne prend pas un ton routinier mais essaye de soulever des montagnes, assurant grâce à son season finale une quatrième saison qui promet déjà de ne pas nous laisser indifférent. Nous vous avions promit de nous lever et d’applaudir cette saison 3 (lors de la critique de la saison 2) et bien nous le faisons avec une conviction assuré, sachant que la saison 4 nous promet déjà de grand moment … époustouflant, mais surtout à mourir de rire !


jeudi 21 juillet 2011

NBC - Première impression des nouveautés 2011/2012


Ca y est, deux mois après les Upfront nous vous proposons notre premier avis sur les nouveautés de la saison 2011/2012 networks par networks. Nous les avons classés de la plus attendus à la moins attractive. Attention ce classement n’est qu’une première impression mais il dégage déjà quelques tendances.

On attend avec impatience …

The Playboy Club

Le monde de la fête dans le Chicago des années 1960, en plein durant l’édification de la réussite Playboy et avec un faux air de Mad Men … bref ca sent très bon pour The Playboy Club. Certes si le succès de la série est loin d’être fait, nous pouvons tout de même nous attendre à une réussite sur le plan scénaristique. En tout cas cette série sur fond de Franck Sinatra et bunnies s’annonce déjà comme une incontournable de la rentrée !



Awake

Si le synopsis ne peut que faire penser à Inception, le trailer nous a rassurés. Suivant un homme qui vie dans deux réalités différente et cherchant à créer une seule et même réalité, Awake impressionne par une bande annonce fabuleuse et un Jason Isaacs au charisme époustouflant. Attendu pour la mi-saison sur la chaine, nous ne passerons pas à côté d’Awake.



Smash

Une série centré sur la réalisation d’une comédie musical à Broadway, sur le thème de Marylin Monroe avec Steven Spielberg qui serait fortement impliqué dans la réalisation et un pilot acclamé … que dire de plus à part que le trailer reste fabuleux. Totalement envolé il faudra cependant tenir la distance mais pour le moment c’est un parcours sans faute pour Smash qui est déjà un événement on est impatient !



Up all Night

Lorne Michaels a déjà marqué les esprits avec 30 Rock, comédie multi-récompensé et magistral. Ici le créateur remet le couvert avec Up all Night qui peut se targuer d’avoir en tête d’affiche Will Arnett et Christina Applegate rien que ca. Alors certes si le trailer n’est pas des plus drôle il faut se rappeler que le pilot de 30 Rock (et de bon nombre d’autre comédie) est l’un des pires de la série ! En tout cas nous avons confiance car le trailer, lui, nous a fait assez rire !



Are you there vodka ? it’s me Chelsea

Une comédie certes avec des rires enregistrés mais également avec des rires non forcé. Avec un trailer assez efficace, Are you there vodka ? it’s me Chelsea fonctionne déjà durant le trailer avec cette aspect jeune et assez déjanter. Une formule qui marche et qui pourrait bien marcher, de tout évidence nous avons envie d’en voir plus !


On attend de voir …

Grimm

Une série fantastique sur les contes de fée devenu réalité, des créatures mythologique et autre criminel fantastique commettants des meurtres et cela par les créateurs de Buffy et Angel … pourquoi pas après tout. Avec un coté qui n’est pas sans rappeler Fringe, Grimm peut être intéressant mais ca sent de loin le procedural … à voir avant de l’adopter, surtout que le filon pourrait tres vite être épuisé.



Free Agents

Faire l’amour entre collègue de bureau, traité dans une comédie, une bonne idée. Mais le trailer nous a à peine fait rire et pourtant le potentiel est là. Certes ce n’est pas la plus original, ni la plus drôle mais se pourrait être la plus surprenante. Le casting reste néanmoins faiblard … à vérifier avant donc.



Prime Suspect

Le remake de la série anglaise du même nom, qui suit une policière à New York. L’idée loin d’être révolutionnaire sent là encore le procédural facile. La mise en scène nous a pourtant bien plus avec une Maria Bello au top de sa forme. Ca ne sent pas l’originalité mais ca pourrait être une bonne surprise quand même … ou pas.



Bent

Pas si drôle mais agréable à première vu, Bent peut se targuer d’avoir un casting hype avec entre autre Amanda Peet (Studio 60 on the sunset strip) et Jeffrey Tambor (Arrested Development). Ce n’est pas mauvais mais pas excellent non plus, ca sent la tendresse rien de plus … à voir donc si ca peut aller en devenant plus amusant.


On n’attend pas …

Whitney

Rire enregistré et humour ayant dix ans d’âge, Whitney est une production nostalgique d’un temps celui des Friends et autre Will & Grace. Le trailer n’est pas un supplice mais c’est presque du déjà vu, du déjà entendu, tel une histoire raconté déjà 20 fois et qui ne fait plus vibrer personne. Whitney est pour le moment dispensable … a moins d’un regain d’intérêt.



BFF (Best Friends Forever)

Difficile de dire de quoi parle BFF, rare sont les images et pour le moment la série n’a quasiment aucune chance d’atterrir en pleine saison sur NBC. Ca sent la comédie sur l’amitié et sur les sentiments, encore un ersatz à la How I Met Your Mother, de plus la chaine ne semble pas donner de confiance au projet … ca sent mauvais, d’autant plus qu’on n’y voit aucun intérêt.


mercredi 20 juillet 2011

ABC - Première impression des nouveautés 2011/2012


Ca y est, deux mois après les Upfront nous vous proposons notre premier avis sur les nouveautés de la saison 2011/2012 networks par networks. Nous les avons classés de la plus attendus à la moins attractive. Attention ce classement n’est qu’une première impression mais il dégage déjà quelques tendances.

On attend avec impatience …




Pan Am

Un embarquement dans les années 60, au travers de la compagnie Pan American, cette icone américaine d’époque qui reste encore dans l’inconscient du XXe siècle. Avec un trailer à l’image de ce mythe, celui d’une femme qui devient une hôtesse de l’air et réussit sa vie … bref une sorte de Mad Men dans le monde des compagnies aérienne, c’est glamour, originale et ca donne furieusement envie quand on sait que les panels ont applaudis le pilot … bref on est emballé !



Suburgatory

Une comédie sur le monde à part des banlieux américaines, avec ses codes, ses clichés, ses habitudes, sa population … bref une source inépuisable tant une comédie qui tourne en dérision ce monde peut être fabuleuse. Le trailer laisse entrevoir de la légèreté mais surtout un sacré ton comique, un bon projet que nous sommes pressés de découvrir.



Once Upon a Time

Un drama centré sur un petit village où les contes de fée prennent vie … rien de plus barbant à notre gout. Mais c’était sans compter sur un trailer efficace, un casting alléchant et son créateur Adam Horowitz ayant travaillé sur Lost. Ce n’est pas moche, ca semble pas mal malgré deux trois passages très « Disney », curieux nous attendons cela avec impatience !



Man Up !

C’est une bonne surprise, Man Up ! Nous a convaincu par un trailer drôle usant à merveille du comique de situation. Comédie masculine qui relatera les tribulations de trois hommes en couple à différent stade de leurs relations et où les femmes semblent castratrices. Ca sent le délire à plein nez sans se prendre la tête, un bon moyen de faire rire donc, vite on est pressé !


On attend de voir …

Good Christian Belles

Les Desperate Housewives ont-elles déjà trouvé leur remplaçante ? Peut être que Good Christian Belles fera l’affaire, ou pas. Avec un trailer moyen malgré la présence de Kristin Chenoweth et son créateur Darren Star (Sex & the City), on ne peut s’empêcher de voir un ersatz de Sex & the city. Nous préférons donc attendre avant de nous prononcer sur Good Christian Belles.



Revenge

Un drama centré sur la revanche d’une femme envers les personnes qui ont détruit sa famille. Inspiré du comte de Monté Cristo, le trailer ne nous laisse pas indifférent mais pas non plus impatient. Tout dépendra de la tournure des épisodes suivant,  nous pourrions assister à une fabuleuse saga familiale comme à une histoire sans fond. A voir …



The River

Une série d’horreur en pleine Amazonie où un jeune homme tente de retrouver son père porté disparu, certes le trailer est convaincant, normale car réalisé par l’équipe de Paranormal Activity, mais cela semble assez limité. Nous n’en attendons pas énormément mais nous en verrons le potentiel le moment venu.



Apartment 23

Une comédie sur une fille de l’Amérique profonde obligé d’emménager avec une vraie garce. Cela peut être drôle mais le trailer ne nous a pas convaincus, cela semble vu et revu, difficilement original et peu amusant. Basique on n’en attend pas beaucoup, pour le moment on reste sur notre fin.


On n’attend pas …

Scandal

La nouvelle création de Shonda Rhimes centré sur des experts en communication. Ca sent tres mauvais, des épisodes bouclés et une sorte de Grey’s Anatomy dans le monde des médias car Shonda Rhimes n’a jamais su faire autre chose … nous ne somme pas du tout confiant et le trailer confirme cette impression … aie



Charlie’s Angels

Le remake de la série culte des années 80 avec entre autre Minka Kelly (Friday Night Lights). Explosif certes, mais kitch à souhait, Charlie’s Angels livre un trailer (et peut être un pilot) sans fond et sans substance. De plus le coté vieillot de la franchise n’arrange pas les choses. Si NBC avait bien fait de décliner le remake de Wonder Woman, ABC a décidé de tenter Charlie’s Angels … pas une si bonne idée selon nous.



Work It

Des hommes déguisé en fille, cela a toujours fait rire, mais en faire une série avec Amaury Nolasco (Prison Break, Southland, Chase) c’est complètement barré et insipide à la fois. Avec des rires enregistré, le trailer ne nous fait rire que quelques seconde et l’écriture ne semble pas suivre … bref très peu pour nous sachant pertinemment que ca ne fonctionnera pas.



Last Man Standing

Prenez un acteur « culte » d’une comédie qui avait fait les beaux jours de la chaine, ici Tim Allen et transporter le dans une comédie similaire 10 ans plus tard, vous obtiendrez Last Man Standing. Avec des rires enregistrés, cette recette industriel ressemble à une comédie passé aux micro-ondes et servit bien chaude. Ca ne fait pas rire et ca ne fera pas rire tant c’est insipide … un projet qui ne nous intéresse pas, clairement.



mardi 19 juillet 2011

CBS - Première impression des nouveautés 2011/2012


Ça y est, deux mois après les Upfront nous vous proposons notre premier avis sur les nouveautés de la saison 2011/2012 networks par networks. Nous les avons classés de la plus attendus à la moins attractive. Attention ce classement n’est qu’une première impression mais il dégage déjà quelques tendances.

On attend avec impatience …



Person of Interest

Michael Emerson, Jim Caviezel, avec J.J. Abrams en producteur, le tout dans une série qui n’est pas sans rappeler Minority Report, bref c’est alléchant et furieusement tentant au vu du trailer qui change de se qu’on a l’habitude de voir sur CBS. C’est intéressant, intriguant et ca s’annonce comme bien divertissant … tout pour plaire.


On attend de voir …

How to be a Gentleman

Une comédie avec des rires enregistrés sur l’apprentissage de la vie par un ancien ami de lycée, ca peut être marrant d’autant plus que le trailer donne envie d’aller plus loin. Certes la présence de Kevin Dillon réjouit mais il en faudra plus pour nous convaincre de poursuivre.



A Gifted Man

Serie médical atypique, A Gifted Man peut être une surprise comme un ratage en règle. On y croit pas forcement mais ca reste regardable et pas forcement moche selon le trailer. Ca reste moyen, très moyen, nous verrons s’il y a un minimum d’ambition.



Two Broke Girls

Soit disant meilleur comédie depuis très longtemps selon les panels, le trailer quant à lui ne corrobore pas cet avis selon nous. On s’amuse mais le coté rire enregistré reste trop pesant et les décors assez sombre en fin de compte. Certes on chipote mais quand même, ce n’est pas original, pas si drôle et finalement pas si tentant que ca … faudra voir.




On n’attend pas …

Unforgettable

C’est du policier, un procedural, par les créateur de Without a Trace avec une de ses anciennes actrices, Poppy Montgomery et Dylan Walsh (Nip/Tuck) qui gaspille son talent dans une série qui de part son trailer montre bien qu’il ne faut rien attendre de Unforgettable. Procedural, classique et donc dispensable, la série semble déjà à oublier … sans nous en tout cas.





FOX – Première impression des nouveautés 2011/2012


Ca y est, deux mois après les Upfront nous vous proposons notre premier avis sur les nouveautés de la saison 2011/2012 networks par networks. Nous les avons classés de la plus attendus à la moins attractive. Attention ce classement n’est qu’une première impression mais il dégage déjà quelques tendances.

On attend avec impatience …


Terra Nova

Un trailer efficace, Steven Spielberg à la production, un budget de 4 millions de dollars par épisodes bref il y a de quoi laisser rêveur. Avatar est certes passé par là puisque le parallèle semble inévitable, toutefois cela à l’air suffisamment solide pour tenir la route. Persiste quelques problèmes de production et le casting assez moyen peut laisser planer le doute qu’en à la réussite de Terra Nova. Dans tout les cas le pilot semblent déjà incontournable.



New Girl

La nouvelle comédie de la FOX semble assez solide. Avec Zooey Deschanel en tête d’affiche, New Girl nous emballe avec un trailer rythmé et une diffusion qui lui laisse une chance. Malgré le remplacement de deux acteurs du casting (Damon Wayans Jr. et Max Greenfield) on peut supposer que ca fonctionnera. Bref ca sent la joie de vivre et la fraicheur … de bon augure.



On attend de voir …

Alcatraz

J.J. Abrams (Lost, Alias, Fringe) a beau être aux commandes de la série, on ne peut s’empêcher de repenser à l’horreur que fut Undercovers cette année. Certes le créateur a beau s’être excusé, il n’en reste pas moins que le trailer d’Alcatraz laisse entrevoir une sorte de Fringe à la sauce Prison Break. C’est séduisant mais nous ne somme pas sur d’accrocher, un air de déjà vu ? … à voir tout de même.



On n’attend pas …

I Hate My Teenage Daughter

Cette comédie aux rires enregistrés présente un trailer lourdingue, ca sent la comédie populaire dans son sens le plus large. Avec un humour qui sent le réchauffer, on ne lui donne pas longtemps pour faire ses preuves et encore moins pour nous faire rire. Ce sera donc sans nous.



The Finder

Un spin off de la série Bones, la FOX en rêvait et elle l’a fait ! Avec un casting moyen et une formule audimatique gagnante, il y a peu de chance que ca ne marche pas. De même on sait déjà à quoi s’attendre, de l’enquête bouclée et un esprit à la Bones … bref ce n’est pas pour nous.








lundi 18 juillet 2011

Treme – Pilot


Un pilot de 1h20, une affiche et une équipe de rêve avec pour cerise sur le gâteau David Simon en créateur et producteur exécutif, et il n’était que 1,13 millions à suivre le pilot de Treme (qui se prononce « Trémé ») sur HBO le 11 Avril 2010 ? Parfois le téléspectateur est incompréhensible.
Certes cela fait déjà plus d’un an que ce pilot fut diffusé mais l’envie nous a pris une soirée de Juillet, quand en lisant une critique de la série, cette dernière nous a fait comprendre à coté de quoi nous sommes passé (ou que nous sommes en train de rater), car malgré les scores rebutant (moins de 1 millions de fidèle !) la série connaitra une saison 3.

Mais de quoi parle Treme ? C’est simple et complexe à la fois ! Nouvelle-Orléans ; 2005, trois mois après le passage de Katrina, la ville découvre à peine l’ampleur du désastre que la population resté sur place veut encore croire en une solidarité national qui, 6 ans plus tard, ne c’est toujours pas pointer. C’est simple, Treme suit le quotidien d’homme et de femme engager, musicien locaux, animateur radio, homme politique et juriste en passant par restaurateur, qui s’atèle à relever les difficultés qui s’annonce tout en se battant pour un avenir meilleur. Mais c’est compliqué car David Simon, déjà géniteur de la série mainte fois encensé, The Wire, n’est pas du genre à faire de l’Entertainment pur jus. Musical, engagé, politique voir même ethnologique le pilot de Treme plante un décor complexe, déroutant et surtout inadapté à un public non averti.

Certes d’ici le synopsis parait simple mais le pilot annonce une première saison, et une série dans une plus large mesure, aux enjeux marqués avec des acteurs fidèles tel que Wendell Pierce et Clarke Peters (deux fidèles de The Wire), Khandi Alexander (The Corner), Kim Dickens (Friday Night Lights) et l’irrésistible John Goodman (Studio 60 on the sunset strip) ; tous résidant de la Nouvelle Orléans et d’origine social diverse se battant à leur manière pour reconstruire la ville.

La Nouvelle Orléans justement, cette ville du sud des Etats Unis a depuis 40 ans louper toute les opportunités ! Elle aurait put devenir la capital du grand sud, mais c’est à Houston qu’en est revenu le mérite, devenir une capital majeur de la musique … mais ce fut Memphis et Nashville les méritantes, capital de l’état de Louisiane … et c’est finalement Bâton Rouge. Car aujourd’hui il ne faut plus se leurrer, bien avant Katrina, la Nouvelle Orléans au Etats Unis est réputer que pour son carnaval de Mardi Gras, sa gastronomie décrié comme riche et non diététique, son taux d’obésité important et finalement connu comme une métropole régional en déclin qui ne vit plus que sous perfusion d’or noir.

C’est justement là que David Simon appuie dans le pilot, avec une interview de Creighton Bernette (John Goodman) qui tourne court quand le journaliste évoque avec stoïcisme le déclin de la ville et le désintérêt de la nation pour cette dernière. Avec Eric Overmyer (amis de David Simon et ayant vécu à la Nouvelle Orléans), David Simon nous emmène donc dans cette blessure de l’Amérique contemporaine qu’est « K-Ville » (Katrina Ville surnom de la Nouvelle Orléans) pour rendre compte de multiple chose.

D’une part le découragement des politiques à tous les échelons, le retour et les aventures de ceux qui sont partis durant l’ouragan et qui ont trouvé une situation ailleurs, mais également ceux qui reviennent, manche retroussé, pour rebâtir leur coin de rue. Ca parle de courage, de conviction, mais également de la riche culture de cette cité, de sa musique, du Blues au Jazz, de ses coutumes avec le carnaval de Mardi gras, les fêtes musical local comme celle de Treme, de sa gastronomie et sa cuisine Cajun, mais le plus important de ses résidants qui ne veulent pour rien au monde quitter la Nouvelle Orléans et qui se battent pour faire vivre la musique, la ville, la vie.

Presque ethnologique, le pilot nous plonge dans la psychologie, le plus profond de ces personnages, de long passage musicaux en disent plus que des dialogues bien fournis. Un véritable répertoire musical pioché au fin fond d’une boutique de CD avec des purs bijoux, un générique rythmé résumant en 40 secondes l’un des traumatismes de ce pays.

Alors certes ils n’étaient que 1.13 Millions devant ce pilot, mais peut on leur en vouloir ? bien sur que non, car Treme est une série qui s’annonce passionnante, riche et enrichissante, bien plus captivante que toute autre histoire, profonde. Si ce pilot n’annonce que le début, le chemin sera long mais qu’importe nous ne passerons pas à coté d’une œuvre qui marque déjà dés son pilot une page de l’histoire de la télévision … merci M. David Simon.

vendredi 15 juillet 2011

The Office – Saison 2 : Drôle de bureau


Nous étions restés sur notre faim au terme de la première saison avec peu d’épisode et finalement un début très brouillon. The Office avait encore tout à faire et pas mal à prouver. Néanmoins désormais il n’y a plus d’excuse, cette seconde saison complète de 22 épisodes a largement eu le temps de se développer, nous proposant ainsi un contenu bien complet.

Notre première impression était donc bonne, celle d’une série qui en était à ses premier balbutiement et qui décolle enfin, exploitant à merveille son potentiel.

OPTIMISATION DES RENDEMENTS

Cette seconde saison commence donc fort avec de réels progrès dans l’écriture. On rit a gorge déployé, les guest stars modeste sont là et nous font rire, ca y est on est dedans. The Office nous offres ses premiers moment culte entre l’épisode de l’incendie, les petites palpitations du quotidien qui consiste à se battre contre une photocopieuse ou encore démarcher un client à coup de promotion pour obtenir sa plus grosse commission de l’année ; le série réussit un joli coup.

Avec ceci les personnages prennent de l’importance, chacun se voit développer et se dessinent comme des personnalités d’un comique ravageur. Les amours et amitié se mêle, de même que les événements imprévus qui laisse déployer un génie en tout point remarquable, la serie se regarde et devient addictive, on avale les épisodes, on les savoure et on ne le regrette pas.

Rare sont les comédies bien faites qui réussissent non seulement à faire rire mais aussi à nous rendre aussi « passionné ».

Enfin la dernière force de cette seconde saison réside clairement dans la faculté de la série de se rendre réaliste et des créer de manière récurrente des petits événements tel que les aléas entre Jane et Michael, les sous entendu entre Pam et Jim, les comportements ridicule de Dwight, tout est parfaitement calculé pour retenir au final les meilleurs moments.

OPEN SPACE

C’est donc une bonne réussite que The Office, pour le moment cette seconde saison propulse l’avenir de la série dans des temps radieux. Le charme est là et le coté documentaire exploite à la perfection le comique, les situations improbables et finalement le tournage en « mockumentary » permet de faire croire a une réalité tout en adoptant une écriture comique amplifiant de fait le ressort de la série, tout cela est d’une réussite troublante.

Le tout marche très bien, on assiste alors à la formation de cette petite communauté de bureau, tordante et finalement attachante. Les histoires s’écrivent au fil de l’eau, sans impatience et avec une force comique dont seul The Office a le secret.

Au finale cette seconde saison est une réussite et offre à la série des perspectives brillante. Le rythme de croisière choisit est idéal et le tout suit sans aucun problème, bref pour le moment nous n’avons rien à redire de cette saison 2, que nous vous conseillons fortement, à part peut être que le brouillon de la première saison c’est transformé en une superbe œuvre qui n’a pas finit de nous réjouir.

lundi 4 juillet 2011

Wilfred – Pilot


Les pilots sont souvent longs mais également rapide et riche, la faute à la durée et à son contenu. Ici en 20 minutes, Wilfred avait la lourde tache de nous présenter les personnages, le concept (pour le coup c’est un vrai concept) et réussir à nous donner l’envie de revenir.
Mais tout d’abord Wilfred relate la vie de Ryan, un jeune homme timide qui a pour voisine Jenna et son chien Wilfred, perçu par Ryan, et par lui seul, comme un homme déguisé en chien. Il est donc bel et bien question de concept ici.

FX en commandant ce pilot assume donc sa politique éditorial et son slogan « There is no box » (il n’y a pas de case), comme une promesse, celle de l’originalité ultime tellement inclassable qu’elles rendraient caduque toute possibilités de comparaison. Cette « line up » (ligne, orientation) est déjà à la source de monument tel que The Shield, Nip/Tuck, Louie, Sons of Anarchy ou encore l’actuel Justified, mais également d’échec retentissant, le dernier en date étant celui de la regretté Terriers.
Wilfred a donc de quoi effrayer au premier abord.

Ryan est donc un homme qui dés l’ouverture du pilot essaye de se suicider. Looser hors catégorie, Ryan échoue même dans sa tentative de suicide (fatalité du syndrome de looser). Puis Jenna sa voisine lui demande de garder son chien Wilfred, seulement Ryan le voit en tant qu’être humain déguisé en chien.
Etrange au départ, on s’y fait très vite il faut dire que Elijah Wood qui interprète Ryan (Oui oui c’est bien le même Elijah Wood que Fredon dans le Seigneur des anneaux) et Jason Gann (Wilfred) forme un bon duo, la narration est loin d’être simpliste tout en intégrant un comique de situation naturellement large.

La série offre donc un bon panel, quoique par moment assez gênant, le plan avec la serveuse et Wilfred se frottant contre elle donne quelque chose de bien évidement tres fun mais de forcement gênant. Le reste du pilot reste conviviale et les scènes de fermeture permette de rire comme pas possible, c’est donc bon.

A rappeler tout de même qu’un pilot ne donne pas forcement la température de la suite, bien évidement c’est sur la durée que la série dévoilera sa force.

Au final Wilfred ne peut pas laisser indifférent, véritable force le pilot est un bon épisode et nous donne envie d’en voir plus. FX réussit donc son pari en restant fidèle à elle-même proposant se que nous ne verrons jamais ailleurs. Wilfred bien qu’étant un chien délirant et barré, est une série qui pourrait marquer et faire une bonne carrière, à noter toutefois que plus de folie aurait été apprécié … à suivre

Falling Skies – Pilot


On nous en parle depuis plus de 1 ans, et aujourd’hui ca y est ! TNT a lancé Falling Skies en grande pompe avec un pilot de 2 heures, une promotion intensive et une tonne de référence laissant les téléspectateurs seul juge.
Avec 5.91 Millions d’américains devant leurs écrans, TNT (chaine du câble) réussit son lancement, mais qu’en est-il de ce pilot ? L’attente était elle justifié ?

Falling Skies prend place six mois après l'invasion de la Terre par des extra-terrestres. La race humaine est quasiment éradiquée mais des groupes d'humains tentent de survivre et de résister face à l'envahisseur. Apetissant, le synopsis n’est pas le seul ingrédient de valeur puisque la série est produite par Steven Spielberg avec au casting un certain Noah Wyle (ER) et Moon Bloodgood (Journeyman) entre autre …

Ce pilot de deux heures s’ouvre sur une scène touchante, celle d’un enfant qui raconte par ses dessins l’invasion, puis place à l’action … les Skitters (envahisseurs) pourchassent la résistance humaine et Boston Sud est perdu. Bref on est dans le sujet immédiatement, propulsé dans les problèmes tels que l’approvisionnement en nourriture, la responsabilité des civils, les migrations de survivant … Falling Skies a le mérite de penser à tout.

Mais voila, si la première partie de ce pilot est pas mal, la seconde partie est d’un ennuie mortel avec pour seul ennemie un groupe de criminel humain qui veut survivre dans son coin et qui capture Tom (Noah Wyle) est son groupe. Cette seconde partie sans intérêt vient conforter l’appréciation globale, celle d’un résultat fade et froid.

Les personnages ne nous parlent pas, on ne s’attache pas. Pire encore, l’action est très peu présente, les escarmouches avec les Skitter sont à peine crédible (même si les effets spéciaux sont réussit) nous avons du mal à imaginer un envahisseur aussi puissant ne pas repérer 500 personnes dans un champ … certes c’est du détail mais quand on passe plus des trois quart du pilot à papoter, à évoquer des histoires d’amour entre Hal (fils de Tom) et Karen (jeune résistante), ou encore à là jouer sentimentale nous nous demandons si Falling Skies ne voit pas trop grand.

Toutefois ce n’est pas mauvais, cela passe bien mais par moment on avait bien envie de zapper, le manque d’action est tres présent. A noter également que Falling Skies ressemble assez au film la guerre des mondes de Steven Spielberg (le même qui produit Falling Skies) … dû coup on sait d’où vient l’inspiration.

Au final ce pilot est maladroit, très moyen nous restons sur notre faim d’autant plus que l’attente était telle que le résultat en est décevant. Toutefois cela passe bien mais reste une petite déception additionné à un gout fade qui ne peut pas encourager le téléspectateur de voir la suite … de notre coté nous allons réfléchir … tout ca pour ca ? Mais encore. 


vendredi 1 juillet 2011

Justified – Saison 2 : La bonne justice


Nous avions laissé notre Marshals préféré, Rylan Givens avec Boyd Crowder en pleine fusillade avec les traqueurs de la mafia de Miami. Apres cela Boyd avait finit sa saison en affirmant que Rylan est son seul ami. Sur cette note complètement géniale, la saison 1 cède sa place à la seconde qui met la barre très haute.

Ici il est question de clan, à Harlan petit bourg du Kentucky, tout le monde vie de petit larcin et se forme alors une véritable mafia familiale. Voila pour le pitch et maintenant place au génie, Justified étant une œuvre formidable.

EN PLEIN DANS LE MILLE

C’est lorsque nous regardons Justified que nous nous rendons compte à quel point Timothy Olyphant est un talent brut. Cow boy du XXIe siècle, Marshals aux méthodes peu orthodoxe, ce personnage révèle son génie dans se qu’il a de plus pittoresque. Enfant de Harlan, petite ville du Kentucky où l’on grandi une arme à la main en brandissant un drapeau confédéré, cette dernière est le symbole même de la contre-culture américaine, celle où l’on danse sur de la country, où on fait des barbecues pour la communauté, où on lave son linge sale entre soi et où la mine représente se que la civilisation a de plus regrettable : la mise à mort de ce petit paradis perdu aux confins des montagnes du Kentucky.

Cette saison s’intéresse donc à la famille des Bennet, les rivaux des Givens (Rylan étant le fils), qui contrôle l’économie parallèle du comté avec pour chef de file la mère (Mags) et ses fils, Coover (génie en herbe … nous parlons bien de drogue), Dickie (l’homme de main boiteux) et Doyle le chef de la police.

Le tout s’articule selon un principe bien simple, si Dickie est l’exact contraire de Boyd, ce dernier qui s’était repenti et jurait de ne plus sombrer dans l’illégalité, rechute grâce à l’occasion qu’il a eu de tromper la compagnie Black Pike (compagnie minière qui veut raser les montagnes) et retrouver l’empire criminel de son défunt père avec l’aide d’Arlo.
Mags qui voulait échapper à la misère de Harlan et enfin voir le futur, s’est mise la ville à dos en vendant ses terres à Black Pike permettant ainsi la destruction de ce mode de vie chéri. Le sort voudra que seul Dickie, le renié, survive et le clan fut définitivement exécuté.

Cette image que renvoie la saison 2 est celle de cette Amérique très reculé ayant des références pionnière tel que George Washington et des idéologies proches de celle des confédérés, vivant dans ce paradis perdu voué à l’oubli.

BUISNESS FAMILLIALE

Prédateur, voila comment nous pourrions qualifier les protagonistes de cette seconde saison, tous se connaissent, ont grandis ensemble et finalement se sont des prédateurs en puissance, évaluant avec justesse la menace, ne se laissant pas dépassé ni mener par qui que ce soit.

C’est tout ca Justified, de l’instinct mais surtout un western sublime dans lequel nous sommes scotchés du début à la fin.
Graham Yost, le créateur n’en est pas à son coup d’essai c’est sur, d’ailleurs on retrouve dans Justified certaine de ces marques et talent qui lui sont cher tel que Matt Craven (déjà présent dans l’intéressante série Raines).

Humiliant la concurrence par une justesse rythmé et prenante, cette seconde saison se distingue enfin par Rylan Givens, inimitable, le personnage fascine encore, admirable il prend ici de l’ampleur : justicier obéissant à ses propres lois, il n’en est pas moins humain. Interprété par Timothy Olyphant ce dernier cède au personnage un physique des plus sublimes qui, avouons le, fait de Justified une œuvre hors norme.

Au final Justified parcours un chemin dont on ne voit pas la fin, heureusement car personne n’a l’intention d’en avoir finit avec Rylan Givens. Rarement là où on l’attend, Justified met une sacrée claque à la concurrence et ce génie là, croyez nous, c’est passionnant.