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vendredi 17 juin 2011

Bored to Death – Saison 2 : Reconnaissance timide


Apres une première saison non concluante, Bored to Death revient pour une seconde saison. Souvenez vous, la première saison n’était pas mauvaise mais restait timide dans son devellopement, un peu comme uns de ces films indépendant américains, sans bruit ni vague, mais qui contribue à montrer une Amérique de tout les aspects.

AGREABLE RETROUVAILLE

Bored to Death c’est le genre de série qui ne fait pas d’éclat mais qui donne le sourire et nous fait passer un agréable moment. Ici dans cette seconde saison Jonathan continu ses enquêtes mais la série prend un contre pied plus intéressant en ne développant pas systématiquement l’enquête. Ici Bored to Death évite tout amalgame et se recentre un peu plus sur les personnages de Ray (Impériale Zach Galifianakis) et de George (Sublime Ted Danson).

Si Ray de son coté connait enfin le succès public malgré sa séparation, George lui s’affermit et le téléspectateur éprouve enfin de l’attachement vis-à-vis du personnage ! Victime d’un cancer de la prostate avant de découvrir qu’il s’agissait d’une fausse alerte, il s’endurcit également refusant le diktat de ses nouveaux supérieurs de Dallas, conservateur et qui imposent une couverture contraire à son idéologie, un Barrack Obama en Mao.

Le tout enfante un contenu plus intéressant et prenant que la saison passé mais quand même, les rires ne sont pas légions, sans parler de l’attrait qui est assez aléatoire avant de connaitre son apogée en fin de saison.

LE REVEIL ANNONCÉ ?

Pour autant, les 8 épisodes qui composent cette seconde saison nous laisses perplexes. En 16 épisodes d’existence, Bored to Death n’a jamais vraiment scintillé mais nous a toujours était agréable.

Néanmoins il faut reconnaitre que l’introduction du chauffeur de George comme nouveau personnage et la réalisation un poil meilleur, axe la série dans cette univers New Yorkais des arts et des lettres, des parcs et de la détente, de la 5th Avenue et de Brooklyn. Le ton est alors donné, Bored to Death serait-elle une sorte d’antidouleur télévisuel ? En tout cas New York apparait comme le quatrième personnage de la série, tout en gardant dans ses gènes une emprunte à la Woody Allen.

Entre œuvre consensuel et hommage à une culture (celle de l’écrit) en passe d’être dépassé, la série laisse le téléspectateur seul juge. Il ne faut toutefois pas oublier le coté humain et très HBO libéré qui reste une véritable bouffé d’air fraiche.

La fin de la saison prend de l’envol et sauve encore les meubles de part les files et le champ des possibles laissé aux personnages. Si les personnages évoluent (Ray est devenu une super star de la BD) le tout reste stationnaire.

Au final, Bored to Death est difficile à définir, on sent qu’il y a une équipe, mais on ressent le manque d’initiative, de débouché et de sens que ces derniers veulent faire prendre à la série. Néanmoins le plaisir est là, la qualité également et l’ambition en route (on l’espère) ; toutefois pour le moment, soyons lucide, Bored to Death reste agréable en toute circonstance, ni plus ni moins.

Bored to Death – Saison 1: Roman de gare


Le mythe de l’écrivain en manque d’inspiration, malheureux en amour, et qui idolâtres les détectives privée célèbre de la littérature jusqu’au jour ou il en devient un lui-même, ceci revisité par HBO donne cela, Bored to Death, une comédie timide, sans grande ambition.

Jonathan fait parti de ces juif new yorkais complexé, il vient de perdre sa petite ami à cause de son gout prononcé pour le vin blanc et la drogue. En manque d’inspiration et de finance il prend la décision de publier une annonce sur internet pour devenir détective privée.

INSPECTEUR GADGET

S’inspirant de ces détectives privée qu’il côtoie intimement dans ses lectures, Jonathan va revêtir sont manteau trois quart beige, se faire un beau brushing et enfiler une cravate le temps de ses enquêtes tout aussi périlleuse qu'exubérante.

Avec l’aide de Ray, son ami qui dessine des bandes dessinées, il va essayer de résoudre ses maigres affaires.
Mais le fond de Bored to Death ne se trouve en aucun dans les enquêtes de Jonatthan. En effet il écrit aussi une rubrique dans un magazine où il a sympathisé avec le patron dont on ignore le nom mais qui est interprété par Ted Danson. Un patron extraverti, qui côtoie la société mondaine new yorkaise et qui a fait de Jonathan son petit protégé.
Entre deux enquêtes il s’octroie soit un temps de réflexion profondément vide avec Ray ou excessivement dense avec son patron.

Bref le trio séduit, trois personnalités opposé pour un ensemble unis et cohérent offrant de bon moments de rigolade mais bon pas de quoi non plus verser une larme.

A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

Cependant on décèle une pointe de nostalgie dans la série, la vision d’un New York des arts, de la mondanité, de la plume, un New York « traditionnel » qui mêle efficacement une agréable ambiance qui tend plus vers le traditionnel Brooklynn que vers la moderne Manhattan.

Par ailleurs il est question de mythe la aussi, celui de l’écrivain, ou de l’enfant, qui fasciné par ses héros, se décide d’enfiler son costume, une sorte de petit columbo qui met un point d’honneur à résoudre ses enquêtes et à ne boire qu’un verre de vin blanc.

Cependant la saison reste plate, on ne s’attache pas vraiment aux personnages, peut être trop idéalisé ou pas assez convainquant, on ne sent pas vraiment d’alchimie entre les protagonistes avant l’épisode 7 (la saison 1 comprend 10 episodes), en somme c’est long, la mise en place est timide, l’humour est la mais pas très accessible voir par moment, il faut l’avoué, pas drôle pour un sou.

Seul point fort, Ted Danson qui se régale completement dans son titre de patron quinquagénaire en mal de compagnie et ennuyer par l’univers qu’il côtoie.

HBO à dors est déjà signé pour une seconde saison, soit, cependant il faudra un peu plus d’épaisseur pour convaincre. Trop timide, pas assez attachante, mais plaisante et en construction, Bored to Death reste de bonne facture (Made in HBO oblige) cependant la série peut mieux faire, tellement, et par chance, le thème est plaisant. La saison 1 se laisse regarder mais on aimerait ne plus pouvoir s’en passer, il est temps que le train quitte la gare pour que l’on se plonge pleinement dans cette œuvre où le plus gros reste à faire.