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vendredi 17 juin 2011

Hung – Saison 2 : Sortie de crise


Nous avons laissé Ray à la porte d’une chambre d’hôtel avant que se dernier décide de ne finalement pas l’ouvrir. Derrière cette porte, son ex-femme en doute signant une magnifique matérialisation des interrogations que l’Amérique éprouvait dans le cœur de cette crise économique.

Pour cette seconde livraison, Hung se devait de nous offrir autres chose que cette ambiance de crise inapproprié aujourd’hui puisque la tendance est à la reprise, un virage se devait donc d’être effectué et c’est pas mal du tout.

MAC AMATEUR

Cette seconde saison va bien au delà de nos trois protagonistes (Ray, Tanya et Lenore), l’intégration de cliente comme Frances ou encore de collègue de travail comme Mike se fait dans un contexte qui est au retour des valeurs fondamentales comme l’amour ou encore la remise en ordre.

Du coté de Ray, on passe à la vitesse supérieur avec des clientes régulières, toutes plus tordu les unes que les autres, et surtout lui plus assuré et prêt à gagner de l’argent, vendant son corps à qui le veut. D’un autre coté l’homme est en proie à la remise en ordre, aux changements, au nouveau départ, prêt à vendre sa maison familiale pour récupérer la femme de sa vie, aidant son voisin (riche) qui est sur la pente, le tout est un parfait calque de cette Amérique profonde qui prend sa revanche sur ceux qui voyaient en la crise un moyen de s’enrichir, ces derniers relève la tête et montre que l’Amérique est de retour !

Pour Tanya, c’est la débandade, trompant Ray, trompant ses clientes et s’associant avec un Mac parfaitement interprété par le génial Lennie James (Jericho), cette femme sensible est prise pour une sociopathe, le parfaite exemple de la naïveté et de la bonté qui, malheureusement et injustement, n’a plus sa place dans se monde.

Lenore quand à elle a le vent en poupe jusqu’au moment où Ray décide de claquer la porte, chose impensable, et pourtant un nouveau départ se doit d’être pris.

CONJONCTURE SEXUELLE

Bien au delà de ce portrait il y a un problème, celui de Ray qui décide d’arrêter de se prostituer. Cet homme qui, par l’exemple de son voisin ayant trompé sa femme par des prostitués, comprend en quoi son rôle consiste, décide d’arrêter pour mettre de l’ordre dans sa vie et sortir de cette crise.

Alors que va-t-il advenir de nos protagonistes qui justement n’existaient et interagissaient que par ce liant commun ? La question est d’autan plus sans réponse que le final montre Ray nostalgique bien décidé à redevenir « l’enfant le plus heureux de Detroit ». Toutefois son ex femme ayant quitté Ronnie, maintenant les ingrédients sont réunis pour se reprendre en main, récupérer sa vie et redevenir cette personne que Ray rêve d’être, un gagneur, un vainqueur, chose à moitié accomplie vu que c’est un homme, un vrai.

Hung fait bonne figure pour cette seconde saison, montrant qu’elle sait rebondir, coller parfaitement aux contextes actuels et devenir réaliste. HBO nous livres encore une saison de Hung qui est bonne est toujours aussi agréable à suivre, un bon produit made in HBO en proie à représenter cette Amériques qui reprend la main !

Hung – Saison 1 : Préliminaire Réussit


Une comédie sur la crise économique, ou l’histoire d’un homme maudit par la vie qui décide de lui faire un pied de nez en devenant gigolos, seul HBO a le cran et le public pour lancer un projet aussi osé et intéressante. Portrait d’une Amérique en faillite.

La crise économique, voici un sujet qui est dans la tête de tous, mais surtout dans celle de Ray. Hung nous propose donc de suivre ce dernier, homme gâté par la nature sous le niveau de la ceinture, et à qui la vie ne sourit pas.

MAL DOMINANT

Divorcé d’une femme qui l’a quitter pour son dermatologue, professeur d’histoire et coach de l’équipe de basketball de son lycée, passé à coté d’une immense carrière de sportif, victime de la crise économique et enfin condamné à vivre sous une tante faute d’avoir vu son toit brulée, Ray est au bout du rouleaux.

Cependant, un jour alors qu’il participa à un séminaire (de looser) pour devenir millionnaire, il revit une ancienne amie, Tanya. Tanya ayant testé le « joujou » de Ray, ils décident ensemble d’exploiter ce don de la nature. Ray devient donc « consultant en bonheur » et Tanya son Mac, leur but, gagner de l’argent et faire un pied de nez à cette société capitaliste qui les a ruiner tout deux.

Ray est un homme qui sait user de ses charmes, qui n’as pas de remord et dont la dignité a disparu avec le toit de sa maison. Divorcé avec deux enfants, Ray ne va cesser de combattre l’Amérique riche représenté en la personne de Ronnie, homme qui vit maintenant avec sa femme et qui à la garde de ses deux enfants.

Poignante, réaliste et si plaisante à la fois, Hung (bien monté en anglais) nous surprend, et nous renvoie l’image d’une Amérique en vente, un rêve Américain en solde, ou les traders qui jouent au casino de la bourse ne sont pas pointé du doigt, mais ou les lois, l’administration, le monde moderne à fait rendre l’âme aux grandes valeurs américaines.

DERNIÈRE DÉMARQUE

Sur fond de dépression, ambiance que dégage la série, Hung exploite à merveille la crise économique pour nous peindre une Amérique en vente rattrapé par elle-même ; crédit dans l’éducation en baisse voir inexistant, pancarte « Sold » qui prolifère devant les logements, usine désaffecter, et surtout des images très forte : un drapeau fièrement lever devant un stade en démolition, panneau « sold » devant une maison brandissant la bannière étoilé ou encore, à la fin du pilote, un démunis poussant un charriot remplis de bricole inutile où est planter le drapeau des États-Unis.

Le tout se déroule à Detroit, capitale de la crise industriel, des chocs pétrolier, d’une industrie automobile moribonde et secouer par le séisme des Subprimes. Ray là dedans ouvre la série en affirmant :
« Mais ou sont passé nos grande valeur ? Faut-il du fric pour avoir une vie ? », « Comme mes parents disait, si tu fais de mauvaises choses, tu ne peux t’en prendre qu’a toi-même ».

En devenant Gigolos, en exerçant le plus vieux métier du monde qu’avec la Upper Class, Ray nous présente une Amérique qui se prostitue au plus offrant, véritable claque pour une société qui fut parmi les plus gros macs de la planète.

Hung est donc une œuvre incontournable, sa première saison brille déjà au firmament et permet à HBO de renouer avec la recette du succès : des programmes décomplexés, audacieux, avec une ligne éditoriale exigeante et surtout une totale liberté scenaristique, bref Hung est sacrement bien monté, alors n’hésitez pas est laisser vous embarquer, vous serez accroc !