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vendredi 17 juin 2011

Eastbound & Down – Saison 2 : Cuisine mexicaine


Après être partie en laissant la femme de sa vie à l’abandon dans une station service, Kenny Powers s’exile volontairement au Mexique, ayant pris conscience qu’il n’était plus un phénomène, il doit donc repartir de zéro pour remonter au sommet.

HBO présente cette seconde livraison en lui offrant une bien meilleure exposition, une bonne nouvelle. Toutefois cette seconde saison ne comporte que 7 petits épisodes, mais vaut mieux cela que plus d’épisodes bâclé.

DU COQ A LA MULE

Eastbound & Down à une marque de fabrique : celle de ne pas créer de rupture entre ses épisodes. En effet le tout est filmé tel un film de 3 heures et ensuite découpé en 7 épisodes et ca passe bien. Ici le périple de Kenny Powers se révèle hallucinant, atterrissant dans un village perdu du Mexique,  Kenny se fait accepter des locaux et traine avec sa bande, vivant de combat de coq et trafic en tout genre.

On retrouve ici ce sombre connards laissé en saison 1 : un homme imbu de lui-même et immature.
Cette quête Mexicaine se révèle salvatrice, une véritable catharsis télévisé car tout au long de la saison, le personnage se bonifie, arrêtant de prendre pour un moins que rien Steve et en faisant de lui un homme accomplie, passant de profiteur aux yeux de la population local pour devenir un mexicain à part entier.

Toutefois Kenny a dû pour cela connaitre des épreuves, se délectant de son existence mexicaine il se fait trahir, tromper, voir humilier par son père, de claque en claque, il encaisse avant de se retrouver et d’arrêter ses bêtises, il revient dans une équipe de baseball mexicaine qui va lui permettre de faire du bruit et revenir sur ses terres.

Le tout enfante un portrait à la fois noir, sombre et antipathique de cet homme insupportable qui finit par nous faire changer d’avis.

PINATA GÉANTE

Dés le milieu de saison, après s’être fait tromper et trahir par ses amours, ses relations et son propre père, Kenny opère un virage à 180° salvateur.

Il en arrive à considérer Steve qui se marie avec une mexicaine plus intéressé par sa couleur de peau que par son cœur, décidé à suivre Kenny où qu’il aille, et continuant à le servir malgré le mal qu’il lui a causé.
Kenny lui fait son come back en Amérique en prenant conscience de se qu’il a perdu avant de tenter et d’apprendre qu’une progéniture l’attend.

Cette seconde saison se place donc sous le signe de la décadence mais se conclut sur l’espoir, la possible renaissance d’une icône oublié du rêve américain. Coup de génie de la part de la production, le tout permet de rire encore plus qu’en saison 1 et signe des épisodes hallucinant comme le Season premier qui est inoubliable.

Au finale cette seconde saison montre bien que la série a des choses à dire à défaut de se faire entendre. HBO signe encore une fois avec l’équipe d’Eastbound & Down une belle pépite que doit jalouser la concurrence. Keeny Powers quand à lui se voit relancer dans une dynamique de succès, un succès qui n’attend plus que lui … une saison sous le signe de la renaissance, du génie.

Eastbound & Down – Saison 1 : Petit lancé


Une comédie sur les affres de la célébrité sur fond de crise économique et morale, diffusé par HBO donne Eastbound & Down, une petite comédie à l’humour décalé qui ne laisse pas indifférent.

Kenny Powers fut l’une des plus grandes stars du baseball americain jusqu’au jour où il met fin à sa carrière involontairement à cause de son comportement insupportable et de ses résultats devenus médiocre. Il revient donc dans sa ville natale pour tenter de prendre du recul et revenir au top dans la ligue professionnel.

COUP DE BATTE

Eastbound & Down, on doit le reconnaitre, est belle est bien made in HBO, elle seul pouvait nous pondre une telle comédie aussi décaler avec un personnage central insultant, avare, irrespectueux et irresponsable. D’ailleurs Kenny Powers est l’archétype même de la « star malgré lui », ayant réussit un lancé remarquable par chance, il fera une brillante carrière avant de vite revenir à la banalité. Cependant ce connard bedonnant ne maque pas de charme non plus et il sait comment manipuler son entourage pour arriver à ses fins, tout cela peut paraitre détestable mais ça fonctionne bien grâce à des situations des plus insolites. Ruiné, Kenny Powers revient donc dans sa ville natal de Shelby pour habiter chez son frère, enseigner le sport au lycée du coin et éventuellement essayé de revenir une star.

Néanmoins la série possède un humour, là encore inclassable. Très orienté sur le manque de respect, les insultes et surtout centré sur Kenny Powers, connard des plus détestable mais attachant au fond. Cependant les personnages qui gravitent autour de lui ne prennent pas en épaisseur, la faute à la durée de la première saison (6 épisodes) bien trop courte.

Toutefois Eastbound & Down ne manque pas de zèle ni de caractère, les personnages sont inclassable et c’est là encore une force de la série, on ne retrouve aucun vrai stéréotype se qui est quand même agréable et permet de chasser l’ennuie.

A L’OMBRE DE L’ENNUIE

Eastbound & Down pour sa première saison est bien trop courte et le format n’est pas très adapté puisque on a l’impression de regarder un film de 3 heures plus qu’une série de 6 épisodes. Du coup Eastbound & Down, même si elle reste de bonne facture et en plus de ça assez drôle, n’arrive pas vraiment à convaincre.

Toutefois les moments décalé de « beaufferie » et d’imprévisibilité reste assez unique et arrive à nous faire rire là où d‘autre plongerai dans le ringard. Rajoutons à cela une palme spéciale à Danny McBride, interprète de Kenny Powers, qui se classe au top de cette première saison avec des scènes qui valent le détour et une interprétation des plus remarquable, héros unique au look des plus raté mais terriblement attachant, Kenny Powers ne laisse pas indifférent c’est claire.

Cependant il faut belle et bien avouer que cette première livraison reste très limité et essaye tant bien que mal de nous rendre accrocs sans grand éclat non plus.

En conclusion on ne reste pas trop indifférent devant Eastbound & Down et il faut avouer qu’a default d’être courte, cette première saison a le mérite de rapidement évoluer. Reste une saison 1 de très bonne facture (made in HBO) qui vaut quand même son pesant d’humour. Cependant on n’arrive pas à trouver une place à la série, peut être inclassable ou bien tout a fait dispensable, Eastbound & Down devra encore faire ses preuves en saison 2.