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vendredi 17 juin 2011

United States of Tara – Saison 2 : Folie passagère


Nous avions laissé Tara et ses alter ego sur un cliffhanger qui lance complètement cette saison 2 en nous faisant comprendre que la réponse au problème n’était en aucun cas arrivé. On s’attendait donc à des réponses à la chaine dans cette saison 2 mais les déceptions se sont pointées et la géniale saison 1 qui annonçait un avenir radieux, c’est soudainement effondré.

LA MAISON DU BONHEUR ?

Il est clairement question, dans cette seconde saison, d’élargir les enjeux de la série. Alors que l’on était habitué à voir la série exclusivement centré sur Tara, la production a décidé de choisir une autre orientation : s’intéresser d’avantage aux membres de la famille.

Entre le père, Max, qui se voit injustement poursuivit et s’émancipe en rénovant la maison du voisin suicidé, Marshall qui réalise un véritable virage « sexuelle », celui du comming out, et Charmaine qui trouve enfin l’homme de ses rêves avant de voir se dernier ruiné par Tara … les enjeux se déplacent et on assiste à moins de folie pour plus de tracasserie assez inintéressante, dommage.

Pour autant, Tara reste unique est Toni Colette incarne à merveille son personnage au travers de deux nouvelles personnalités assez intéressante : Coco, une version de Tara qui a 5 ans et Shoshana Schoenbaum une célèbre psychologue new yorkaise qui sert de nouvelle thérapeute à Tara. Le tout avec les mêmes alter egos de la saison 1, néanmoins attention à la casse, la série peut largement pâtir de ce surplus de personnage.

TACTIQUE DE CONTOURNEMENT

La série offre donc une saison 2 assez étrange, très différente de la première dans sa forme, mais qui reste dans sa continuité. Si la saison 2 avance tout doucement en introduisant des personnages complémentaire comme une artiste afro-américaine qui donne sans le savoir la clef du problème à Tara ou encore une barmaid blonde qui couche avec Buck et Max par la suite … un sacré cocktail.

Mais c’est bien là où ca fait mal, à part au début et en fin de saison, l’intrigue avance peu, voir pas du tout, on reste dans les tracasseries quotidiennes et il faut attendre la fin de saison pour voir l’intrigue principale prendre de la hauteur.

Au final il n’y a pas grand-chose à dire sur cette saison 2 à part une déception assez relative au manque d’originalité et l’erreur d’avoir recentré l’action de la saison sur les personnages secondaires de la série alors que le point fort était le rôle de Tara qui est était macrocéphale certes mais tellement géniale qu’ont lui aurait donné un Emmy. 
Néanmoins on attend la saison 3 qui a toute les cartes en main pour rattraper les erreurs de cette seconde livraison.

United States of Tara – Saison 1 : Force de la nature


Une comédie de la dévergondé Showtime, produite par le très grand Steven Spielberg avec en tête d’affiche Toni Colette; mais que demander de plus à cette machine à Emmy qui renvoie au placard bon nombre de ses concurrentes ?

Tara est une femme au foyer, marié avec deux enfants, qui s’occupe de peindre des « ambiances » dans les chambres pour nouveau né de la Upper Class de Kansas City. Toutefois notre héroïne souffre, pour notre plus grand plaisir, de trouble de la personnalité et cohabite donc avec 3 alter-égo.

PHOTO DE FAMILLE

Concept fort, United States of Tara montre dés le pilot son originalité, la scène d’ouverture voit donc Tara se confesser, face camera, sur ses troubles posant les bases et la problématique de la saison. Ayant décidé d’arrêter son traitement, Tara doit donc vivre avec ses alter ego nous offrant par la même occasion de superbe éruption incontrôlé de ces derniers qui valent le détour : « T » l’adolescente de 16 ans dévergondé et assoiffé de sexe, « Buck » homme au style prolo-crado vétéran du Vietnam et image parfaite de la contre culture américaine, et enfin la plus timide « Alice » parfaite femme d’intérieur des années 1950 qui entretient sa maison et bichonne son mari.

Ses trois personnalités que tout éloignent son pourtant relié par Tara, "victime zéro" de ces alter égo. Au coté de notre héroïne on notera les rôles capitaux du fils qui fait son « comming out » et de la fille, parfaite copine de « T » et en quête d’indépendance vis-à-vis du père débordé. La sœur de Tara quand à elle ne croit pas Tara malade, mais simplement très égocentrique.

La série évolue et possède un rythme incroyablement soutenu, entre les sautes d’humeurs de ses alter égo, les actions de ces derniers et leurs conséquences en passant par la recherche de la source de ce traumatisme, la série se recentre en fin de saison sur les origines de ces alter égo, creusant encore plus la psychologie du personnages et de ses personnalités multiples.

PATCHWORK PSYCHOLOGIQUE

United States of Tara repose sur Toni Colette, vedette de la série qui brille par son interprétation des plus réussit, en route pour décrocher un Emmy, à tel point elle est hallucinantes. Dans le même registre le reste du casting est bon et reste très au dessus de la concurrence.

D’autre part notons que la série est soutenu et ne baisse jamais en régime, les intrigues s’enchaine et la problématique évolue sans jamais aboutir, on est tenu en haleine sur les origines de ce mal et voila qu’un alter égo surgit … On s’attend à des retrouvailles avec son mari et voila que « Buck » se pointe regardant un porno … Bref c’est un régal, United States of Tara parvient à surprendre le téléspectateur, allant même jusqu'à crée un nouvel alter égo … mais on en dira pas plus pour ne pas gâcher le plaisir.

Jouant sur les personnalités, la psychologie, voir même l’humain on s’attache, on rigole, on vit la vie de la famille de Tara comme si on y était, à la fois victime de cette folie et spectateur de cette hallucinant patchwork psychologique.

Vous l’aurez compris on succombe très facilement au charme de cette famille et de Tara. Cependant la série à évité le piège de se reposer uniquement sur Toni Colette mais la scène de fin de cette première saison laisse présager à la fois le meilleur comme le pire, prudence donc, un alter égo peut encore surgir à tout instant et gâcher le moment ou du moins le rendre intéressant ; pas de panique on se régale.